système d'écriture
Toute communication humaine se caractérise par une langage qui permet des échanges verbaux entre ses membres. Si ces échanges permettent le partage d'idées, la transmission, le commandement, etc., ils ont certaines limites car les messages peuvent être déformés et surtout il n'existe aucune trace du transfert de l'information. Le système d'écriture assure la transcription des messages grâce à un ensemble de signes. La persistance de la trace dépend de la qualité du médium utilisé : papier, fichier électronique, sable, etc.
Un système d'écriture se caractérise par :
- un ensemble plus ou moins standardisé de signes,
- un processus d'encodage et de décodage qui doit être partagé par les écrivains (encodeurs) et les lecteurs (décodeurs),
- un langage parlé auquel il est associé.
Une fois établi, le système d'écriture change généralement plus lentement que la langue parlée. Lorsque le système de notation est universel, il est désigné pasigraphie.
La carte suivante propose un recensement des systèmes d'écriture existant dans le monde :
Un système d'écriture se compose de :
- Un ensemble de symboles qui collectivement forment une écriture,
- Des moyens physiques pour représenter les symboles (gravure sur pierre, encre sur papier, etc.) sur un médium permanent ou semi-permanent,
- Un ensemble de règles lexicales pour construire des mots (orthographe) et de règles syntaxiques pour construire des phrases (grammaire) de la langue parlé. Parmi les règles, il faut définir le sens d'écriture :
- horizontal : dextroverse (majorité des systèmes d'écriture : grec, latin), sinistroverse (arabe et hébreu Dans l'histoire ancienne, l'hébreu est celui qui appartient au peuple issu d'Abraham et dont l'histoire est relatée dans la Bible. En linguistique (qui est le point de vue qui nous intéresse), l'hébreu est la langue sémitique occidentale parlée par les Hébreux jusqu'à l'exil de Babylone, restée vivante en tant que langue sacrée et devenue langue officielle de l'État d'Israël. L'hébreu : une langue où les mots ont peu de lettres, mais ce sont des lettres de feu.Ernest RenanQuelques particularités de l'hébreu :L'hébreu est une langue consonantique à l'origine sans voyelles ; un même mot peut de ce fait avoir plusieurs sens.L'hébreu est écrit et lu de droite à gauche, seuls les chiffres se présentent et de lisent de gauche à droite.L'alphabet hébreu comporte 22 lettres qui sont des consonnes mais certaines peuvent servir de voyelles dan certains cas.5 lettres subissent une transformation graphique lorsqu'elles sont placées en fin de mot.L'hébreu connaît deux systèmes d'écriture : « caractères d'imprimerie » et « cursive » mais seule la forme « caractères d'imprimerie » est retenue dans ce site.Il n'y a pas de majuscules en hébreu.Les lettres qui forment un mot ne sont pas liées l'une à l'autre.Tous les mots en hébreu dérivent d'une racine de trois lettres (trilittères) ou, plus rarement, de quatre lettres. La racine constitue une sorte de tronc d'arbre dont toute une famille de mots découle.Les noms communs ont un genre, masculin ou féminin, et un nombre, singulier ou pluriel, ce qui induit la notion d'accord.Un système de voyelles, introduit tardivement, est utilisé pour faciliter l'apprentissage.Un certain nombre de consonnes et de voyelles permettent de préciser le sens du mot, d'indiquer s'il s'agit d'un nom, d'un verbe, son temps, sa fonction dans la phrase, etc.Il y a plusieurs types de lettres, notamment les gutturales א, ה, ח, ע (prononcées à partir du fond de la gorge), et les emphatiques ט, צ, ק (prononciation énergique). Lire plus en particulier), boustrophédon L'écriture en boustrophédon est un mode d'écriture dont le sens de lecture alterne d'une ligne à l'autre à la manière d'un bœuf qui marque des sillons dans un champ. Lire plus (avant standardisation),
- vertical : haut en bas dextroverse (mandchou par exemple), haut en bas et sinistroverse (chinois, coréen, japonais par exemple), bas en haut et dextroverse (batak, par exemple), bas en haut sinistroverse (langue berbère),
Il est à noter que si la plupart du temps le système d'écriture est destiné à une interprétation visuelle, il existe d''autres systèmes qui font appel à d'autres sens tels que les systèmes tactiles (braille), les systèmes auditifs (enregistrement numérique).
En d'autres termes, un système d'écriture établit une correspondance entre graphème En linguistique, un graphème est la plus petite entité d'un système d'écriture, il peut être simple (une lettre) ou complexe (deux ou trois lettres, comme par exemple les ligatures telles que œ ou Œ). Lire plus et phonème Un phonème est un élément sonore du langage articulé considéré d'un point de vue physiologique (disposition des organes vocaux) et d'un point de vue acoustique (perception auditive). Lire plus ; cette correspondance est rarement biunivoque.
Dans un système d'écriture, le graphème se réalise de diverses manières :
- alphabet : un graphème est une lettre qui permet l'encodage d'un phonème ;
- syllabaire : un graphème est une syllabe ce qui nécessite souvent un nombre plus important de symboles qu'un alphabet ;
- abjad Un abjad, ou alphabet consonantique, est un alphabet où un graphème est une consonne (les voyelles sont implicitement dictées par la phonologie). Lire plus : un graphème est une consonne ;
- abugida Un abugida, ou alphasyllabaire, est un système d'écriture dans lequel chaque symbole représente une consonne assortie par défaut d'une voyelle spécifique, modifiable par un diacritique pour indiquer une autre voyelle ou l'absence de voyelle. Ce système est situé à mi-chemin entre un syllabaire et un alphabet. Lire plus : un graphème est une consonne et une voyelle ou un phonème seul ;
- logogramme : un graphème est un élément graphique représentant un élément concret de la réalité (pictogramme) ou un élément abstrait de la réalité (idéogramme).
Historiquement, les systèmes d'écriture ont été précédés par des proto-écritures utilisant des pictogrammes, des idéogrammes et d'autres symboles mnémoniques.
Tolkien, un univers « fantastique »
J'ai découvert l'univers de J. R. R. Tolkien pendant mes études à travers ses deux œuvres principales que sont « Bilbo le Hobbit » et « Le Seigneur des Anneaux ». Si, dans une premier temps, je me suis diverti en partageant les péripéties de treize nains et d'un hobbit en quête d'un trésor protégé par un dragon, j'ai ensuite été captivé par une véritable quête initiatique opposant neuf compagnons à neuf seigneurs des ténèbres, les Nazguls, en vue de détruire un anneau de pouvoir.